Journée de lecture au planning familial de Peyrelevade

le samedi 24 février à la bibliothèque du planning familial, à Peyrelevade (maison des associations).

Bonjour,

nous vous invitons à lire ensemble

Se Défendre, une philosophie de la violence, d’Elsa Dorlin,

Pas besoin d’avoir lu le livre pour venir à cette journée, ni d’être très aguerri.e.s à la lecture !
Nous utiliserons la méthode de l’arpentage qui consiste à débroussailler en une journée un ouvrage, en mettant en commun les connaissances, les interrogations, les idées et les intuitions de tous les participant.e.s.

Le but est de se faire une idée globale du livre en le lisant ensemble, c'est donc mieux si vous ne l'avez pas lu avant!

Pour vous donner envie voici un extrait du prologue qui expose le projet du livre :

« Je propose ici d’arpenter une histoire constellaire de l’autodéfense. Tracer cet itinéraire n’a pas constitué à piocher parmi les exemples les plus illustratifs mais plutôt à rechercher une mémoire des luttes dont le corps des dominé.e.s constitue la principale archive : les savoirs et cultures syncrétiques de l’autodéfense esclave, les praxis d’autodéfense féministe, les techniques de combat élaborées en Europe de l’Est par les organisations juives contre les pogroms…
(...)
Ma propre histoire, mon expérience corporelle ont constitué un prisme à travers lequel j’ai entendu, vu, lu, cette archive. Ma culture théorique et politique m’a laissé en héritage l’idée fondatrice selon laquelle les rapports de pouvoir ne peuvent jamais toujours complètement se rabattre in situ sur des faces-à-faces déjà collectifs, mais touchent à des expériences vécues de la domination dans l’intimité d’une chambre à coucher, au détour d’une bouche de métro, derrière la tranquillité apparente d’une réunion de famille… En d’autres termes, pour certain.e.s, la question de la défense ne cesse pas quand s’arrête le moment de la mobilisation politique la plus balisée mais relève d’une expérience vécue en continu, d’une phénoménologie de la violence. Cette approche féministe saisit dans la trame de ces rapports de pouvoir ce qui est traditionnellement pensé comme un en-deçà ou un en dehors du politique. En opérant ce dernier déplacement, j’entends travailler non pas à l’échelle des sujets politiques constitués, mais bien à celle de la politisation des subjectivités : dans le quotidien, dans l’intimité des affects de rage enfermés en nous-mêmes, dans la solitude d’expériences vécues de la violence face à laquelle on pratique continûment une autodéfense qui n’en a pas le label. Au jour le jour, que fait la violence à nos vies, à nos corps, à nos muscles ? Et eux, à leur tour, que peuvent-ils à la fois faire et ne pas faire dans et par la violence ? »

Encore un peu plus d’informations ici.

Rendez-vous samedi 24 février de 9h30 à 17h au local du planning familial 19 (Maison des associations de Peyrelevade).

Merci de nous dire si vous souhaitez participer (nombre de places limité) en écrivant à amelie@ilico.org

Pour le midi, nous pourrons manger dans le local, chacun.e peut apporter nourritures ou boissons à partager.

À bientôt et n’oubliez pas de vous inscrire !